Insolite à Marseille : pour Noël, cet ancien cheminot réalise une bûche en forme de locomotive !

Une bûche de Noël en forme de locomotive, qui semble tout droit sortir d’une ancienne gare… À Marseille, un ancien cheminot a réussi ce pari un peu fou. Et soudain, la magie de Noël prend une saveur inattendue. Derrière cette création insolite, il y a une histoire de reconversion, de famille, et surtout, de gourmandise.

De la voie ferrée au four à pâtisserie

Imaginez. Pendant 14 ans, Pascal Guglielmi vit au rythme des trains, des roulements d’horaires, des grèves, des aiguillages. Cheminot et syndicaliste, il connaît par cœur les quais, les annonces, les départs vers Paris ou vers la province. Puis un jour, il en a assez de ce « train-train ». Il ressent le besoin de changer de voie, au sens propre.

Ce virage, pourtant, n’est pas vraiment un saut dans le vide. Plutôt un retour à la maison. Pascal a grandi dans l’univers des fournils. Son père était pâtissier à Bordeaux. L’odeur du beurre, le bruit de la pâte qu’on travaille, le sucre qui caramélise, tout cela fait partie de ses premiers souvenirs. En quittant la SNCF, il ne part pas vers l’inconnu. Il revient à ses racines.

Il troque alors la casquette de cheminot pour la toque de pâtissier et ouvre « La Pâtisserie des Marseillais », entre le Vieux-Port et le Panier. Il le dit lui-même avec un sourire : avant, il assurait le service public. Maintenant, il assure le service du goût.

« Le Mistral » : une bûche-locomotive qui fait voyager

Pour Noël, Pascal ne se contente pas d’une simple bûche. Il imagine « Le Mistral », une bûche en forme de locomotive à vapeur, hommage direct au célèbre train qui reliait Paris à Marseille dans les années 1950. Pour un ancien cheminot, difficile de faire plus symbolique.

La forme rappelle une machine ancienne, avec sa chaudière arrondie, sa cheminée en chocolat et ses roues stylisées en biscuit croquant. Visuellement, on a presque l’impression d’entendre siffler le départ. Mais le vrai voyage se fait dans l’assiette.

Pascal mise sur un duo de saveurs réconfortant : marron et vanille. Un parfum de fêtes très classique, mais travaillé avec finesse. Une base moelleuse, une mousse légère, un insert fondant. Le genre de dessert qui termine un repas de Noël sans donner l’impression d’être « de trop ».

Une carte de desserts comme un carnet de voyages

Ce qui frappe dans sa vitrine, c’est la façon dont Pascal raconte des destinations avec ses gâteaux. Chaque création a un nom qui invite au départ. Il n’a peut-être plus de train à faire partir, mais il continue de faire voyager les gens, autrement.

Parmi les bûches, plusieurs escales se distinguent.

  • La bûche « Palm Springs » : inspirée du désert californien, avec des teintes vertes et orangées. On imagine des saveurs fraîches et fruitées, peut-être des agrumes, des notes légèrement exotiques. Un dessert qui semble fait pour ceux qui aiment les bûches modernes, colorées, plus légères.
  • La « Litchi-Fraise » : c’est le best-seller de la maison. Une alliance délicate, très florale, parfaite en fin de repas. Beaucoup de clients la décrivent comme une caresse pour le palais. Un dessert qui ne « plombe » pas, grâce à l’acidité de la fraise et à la douceur du litchi.
  • La bûche « Saint-Sylvestre » : pensée pour le réveillon du 31 décembre. Une mousse au champagne rosé, un insert à la framboise et un biscuit aux amandes. Festif, élégant, légèrement pétillant en bouche. Parfait pour terminer l’année sur une note raffinée.

D’autres créations portent aussi des noms de villes ou de paysages, comme Kyoto ou Edelweiss. L’idée reste la même. Chaque dessert est une destination, un billet gourmand vers ailleurs.

Après Noël, cap sur l’Épiphanie

À Marseille, la fête ne s’arrête pas au 25 décembre. Dès que les bûches disparaissent, une autre question se pose : galette parisienne ou brioche marseillaise ?

Pascal joue sur cette double culture. Il propose la galette traditionnelle à la frangipane, bien beurrée, au feuilletage doré. Mais aussi le gâteau des Rois provençal, en forme de couronne, parfumé à la fleur d’oranger et décoré de fruits confits colorés. Dans le Sud, c’est un symbole fort. Une table sans gâteau des Rois en janvier paraîtrait presque vide.

Sa spécialité, cependant, va un peu plus loin. Il signe une galette originale frangipane, pistache et griotte. La douceur de l’amande se marie avec le côté végétal de la pistache, relevée par l’acidité de la griotte. Un mélange qui surprend, mais qui reste très accessible. Une bonne idée si vous avez envie de changer de la galette classique sans partir dans des goûts trop exotiques.

Des idées cadeaux gourmands à glisser sous le sapin

Pour ceux qui veulent offrir autre chose que des jouets ou des foulards, la boutique de Pascal regorge de gâteaux de voyage. Ce sont des douceurs qui se conservent bien, faciles à transporter, parfaites en cadeaux.

  • Pain d’épices au miel : moelleux, parfumé, idéal avec un thé ou un café, ou même au petit-déjeuner.
  • Cakes au Cointreau, noisettes et noix de pécan : un goût légèrement orangé, des fruits secs croquants, une texture dense mais fondante.
  • Cakes au praliné : plus gourmands, très noisette, pour ceux qui aiment les saveurs riches.
  • Macarons maison : de petits bijoux colorés, croquants à l’extérieur, moelleux à l’intérieur, aux parfums variés.

Dans ses propres préférences, Pascal reste fidèle à ce qu’il aime depuis toujours : les goûts simples. Il avoue un faible pour le Paris-Brest, avec sa crème pralinée bien marquée, et pour les tartelettes caramel, beurre salé, vanille, noisette. Des classiques, certes, mais quand ils sont bien faits, ils suffisent largement au bonheur.

Et puis il y a le « Marseille », un gâteau imaginé pour la rentrée, qui sent bon l’automne. Il associe huile d’olive, figues et amandes. Une combinaison très méditerranéenne, qui reflète l’identité de la ville. Un dessert qui semble simple, mais qui raconte tout un territoire.

Et si vous réalisiez, chez vous, une bûche façon « locomotive » ?

Vous n’aurez peut-être pas la précision d’un pâtissier professionnel, mais vous pouvez vous inspirer de l’idée de Pascal pour votre table de Noël. Voici une version simplifiée d’une bûche marron-vanille, que vous pouvez décorer ensuite en petite locomotive.

Ingrédients pour 8 personnes

  • Pour le biscuit roulé :
    • 4 œufs
    • 120 g de sucre
    • 100 g de farine
    • 20 g de maïzena
    • 1 pincée de sel
  • Pour la crème marron-vanille :
    • 300 g de crème de marrons
    • 200 g de mascarpone
    • 20 cl de crème liquide entière bien froide
    • 1 gousse de vanille ou 1 c. à café d’extrait de vanille
  • Pour la déco « locomotive » :
    • 100 g de chocolat noir
    • 8 biscuits ronds type sablés pour les roues
    • Sucre glace pour le « fumée »

Étapes de préparation

  • Préparer le biscuit : préchauffez le four à 180 °C. Séparez les blancs des jaunes. Fouettez les jaunes avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez la farine et la maïzena tamisées.
  • Montez les blancs en neige avec une pincée de sel. Incorporez-les délicatement à la préparation. Étalez la pâte sur une plaque recouverte de papier cuisson, sur environ 1 cm d’épaisseur. Enfournez 10 à 12 minutes, le biscuit doit rester souple.
  • Dès la sortie du four, retournez le biscuit sur un torchon propre légèrement humide. Retirez le papier cuisson puis roulez le biscuit dans le torchon. Laissez tiédir ainsi.
  • Préparer la crème : fouettez la crème liquide bien froide en chantilly. Dans un autre bol, mélangez la crème de marrons, le mascarpone et la vanille. Incorporez délicatement la chantilly au mélange marron-vanille.
  • Monter la bûche : déroulez doucement le biscuit. Étalez une couche généreuse de crème marron-vanille en laissant 1 cm de bord. Roulez à nouveau en serrant légèrement. Coupez une petite partie du rouleau pour former l’avant de la locomotive et la poser dessus, façon cabine.
  • Décorer en locomotive : faites fondre le chocolat noir. Nappez la bûche. Collez les biscuits ronds sur les côtés pour former les roues. Saupoudrez de sucre glace pour imiter la fumée et la neige.

Ce ne sera pas aussi spectaculaire que « Le Mistral » de la Pâtisserie des Marseillais, mais vous aurez, vous aussi, votre petite locomotive de Noël. Et surtout, une belle occasion de raconter une histoire à table.

Une adresse à noter pour les gourmands marseillais

Au fond, ce qui touche dans le parcours de Pascal Guglielmi, ce n’est pas seulement l’originalité de sa bûche-locomotive. C’est ce mélange de simples plaisirs et de mémoire de vie. Un homme qui quitte les rails, mais qui continue d’honorer les trains dans ses desserts. Une ville, Marseille, qui se retrouve dans l’huile d’olive, les figues, les amandes.

Si vous passez près du Vieux-Port, entre deux balades dans le Panier, cette pâtisserie est clairement un arrêt à prévoir. Que vous soyez plutôt bûche sophistiquée, galette innovante ou petit gâteau à emporter, vous y trouverez sûrement quelque chose qui vous fera dire, sans exagérer : cela valait le détour.

Notez cet article !

Auteur/autrice

  • Camille Lemoine, experte en référencement et passionnée de gastronomie, partage depuis plus de dix ans son amour pour la cuisine autour du monde, la découverte de saveurs et l’art de vivre à la française. Ayant collaboré avec de nombreux chefs et artisans, elle propose des conseils SEO adaptés aux professionnels de la gastronomie, du voyage et de la maison. Son expérience allie expertise digitale et authenticité culinaire, guidant les passionnés vers une visibilité optimale et des contenus de qualité dans l’univers gourmand de Yamu.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *